Quatuor Arod Jordan Victoria, violon Alexandre Vu, violon Tanguy Parisot, alto Samy Rachid, violoncelle

Mardi

7 JUL 2020

Concert initialement prévu le 9 mai 2020.

Horaire à confirmer.
Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fonds

Quatuor Arod

Jordan Victoria, violon
Alexandre Vu, violon
Tanguy Parisot, alto
Samy Rachid, violoncelle

« Va-t’en – Ah va-t’en loin de moi squelette cruel je suis encore jeune, laisse-moi ne me touches pas, chère mort. Donne-moi ta main, toi belle et tendre je viens en ami non pour te punir. Sois courageuse, je ne suis pas cruelle. Tu dormiras apaisée dans mes bras. »

Schubert
Quatuor n°4

Webern
Langsamer Satz

Schubert
Quatuor n°14 La Jeune Fille et la Mort

Vouloir comprendre Schubert, son lyrisme si particulier, mélange de candeur et de visions sombres, c’est commencer par s’immerger dans son univers matriciel : le lied romantique. Schubert donnera ce conseil : « A écouter en hiver, mais dans mes lieder, le printemps avec toutes ses fleurs est déjà présent ».

Cette dualité entre cendres et braises imprègne le monde poétique dans lequel Schubert vivait sa vraie vie. Au travers des textes populaires, mais surtout de poèmes de petits poètes (car à part Heine, et si peu Goethe, les grands poètes ont toujours rendu impuissants les musiciens), Schubert vit par procuration des vies et des amours à la dérive : lune blafarde, neige et hiver, ruisseau-tombeau, forêts blêmes, jeunes filles qui trahissent, sommeil et mort.

L’inspiration de Schubert est une errance dans ces mots qui le touchaient plus profond que les larmes, aussi le thème de la mort consolatrice était constant chez lui. Il pleuvait de la mort partout dans sa vie, et entre les deuils et ses œuvres mort-nées, Schubert s’était fait une philosophie douce et résignée sur le monde. D’autant plus que l’époque elle-même mélodramatique et morbide, était très portée sur la présence de la mort et son apprivoisement par la consolation. Le Quatuor à cordes en ré mineur a été achevé en mars 1824, en même temps que le Quatuor n° 13 en la mineur Rosamunde et que l’Octuor. Ces quatuors ont été portés ensemble après une grande période de doute et de stérilité.

Pianiste, mais aussi altiste Schubert aimait faire de la musique ensemble. La musique de chambre sera sa demeure. Schubert très tôt fit des quatuors, au moins cinq en 1813. Puis deux autres en 1814 et dans les années 1815-1816. Mais pendant plus de huit ans, de 1816 à 1824, il ne composera aucun quatuor. Il était ailleurs, immergé dans le foisonnement des lieder qui jaillissaient de lui sans retenue. Des projets avortés d’opéra lui prenaient aussi du temps.
Le retour à cette forme noble et austère qu’est le quatuor à cordes advint par le rappel à la fragilité de l’existence qui le frappa en 1824. À peine remis d’une très grave maladie vénérienne, comme par une promesse intérieure il se remit à la forme du quatuor, mais aussi à l’écriture de danses et de variations. Comme si la vie revenait.

Il voulait aussi aller vers des formes « supérieures », la symphonie : « J’ai composé deux quatuors… et je veux encore écrire car c’est seulement de cette façon que je pourrai me frayer un chemin vers la grande symphonie ». Mais ces quatuors presque jumeaux, Rosamunde et La Jeune fille et la Mort, sont encore du chant, du dépassement du chant. Ce quatuor n°14 ne sera exécuté en privé que deux ans plus tard, en 1826, et ne pourra jamais être publié du vivant de Schubert. La tonalité d’ensemble de ce quatuor est bâtie sur celle du lied « der Tod und das Mädchen » composé en février 1817, dont voici le texte de Matthias Claudius :

Va-t’en – Ah va-t’en loin de moi squelette cruel je suis encore jeune, laisse-moi ne me touches pas, chère mort. Donne-moi ta main, toi belle et tendre Je viens en ami non pour te punir Sois courageuse, je ne suis pas cruelle Tu dormiras apaisée dans mes bras.

Né en 1883 dans une vieille famille noble de Vienne, Anton Webern étudie la musicologie avec Guido Adler à l’université de Vienne (Institut d’Histoire de la musique), puis entre 1904 et 1908 il étudie la composition avec Arnold Schönberg qui eut une grande influence sur sa musique et se lie d’amitié avec Alban Berg. En 1906, il obtient son doctorat en musicologie sur le Choralis Constantinus d’Heinrich Isaac. Il compose un nombre important d’œuvres de jeunesse, puis quelques pièces sous l’influence de Schönberg, mais son catalogue « officiel » débute avec sa Passacaille pour orchestre opus 1 (1908). Il délaisse rapidement la tonalité, pour s’engager dans un style de musique atonale libre, en même temps que Schönberg et que Berg. Le 31 mars 1913, une de ses œuvres (les Six pièces pour grand orchestre) fait partie du programme d’un mémorable concert qui fut un des scandales les plus retentissants de l’époque. Un an après, la guerre éclate, il est mobilisé. Réformé à cause de sa mauvaise vue, il se met à composer un nombre important de pièces vocales (opus 12 à opus 19) sur des textes du Knabenwunderhorn ou mystiques. Parallèlement il mène une carrière de chef d’orchestre d’opérettes, qui lui causera nombre de déboires tant professionnels que de santé. En 1924, il compose sa première œuvre dodécaphonique (un Kinderstück pour piano), qui dès lors deviendra son unique technique d’écriture.

Avant cela, il a écrit au moins deux mouvements tonaux courts pour quatuor à cordes. Le Langsamer Satz (littéralement « Mouvement lent ») date de 1905 et aurait été inspiré par des vacances de randonnée dans les montagnes aux alentours de Vienne que Webern passa avec sa future épouse. Il avait l’intention d’écrire un quatuor entier, mais il l’abandonna après avoir terminé ce mouvement. Langsamer Satz est une œuvre très chargée, clairement enracinée dans le romantisme et la tonalité post-brahmaniens. L’œuvre exprime une pléthore d’émotions allant du désir ardent aux bouleversements dramatiques en passant par un dénouement paisible. Il montre que Webern, comme Schönberg et Berg, était capable d’écrire de la musique très fine dans un idiome tonal s’il le voulait. Cette œuvre est un petit chef-d’œuvre.

Jean Rondeau, clavecin Thomas Dunford, luth

Mardi

24 NOV 2020

Concert initialement prévu le 24 mars 2020

19 h 30 – 21 h 30
Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fonds

Jean Rondeau clavecin
Thomas Dunford luth

Dialogue sur le lever et le coucher du Roi

Le règne de Louis XIV (de 1661 à 1715) fut particulièrement riche sur le plan artistique. Grand amateur d’art en général, et de musique en particulier, le roi chantait, jouait de la guitare et avait un goût fort prononcé pour la danse. La musique était omniprésente à la cour et accompagnait aussi bien les moments exceptionnels que les rituels quotidiens. Du Grand Lever au Souper et au Coucher, le cérémonial rigoureux qui rythmait la vie du monarque a suscité des pièces d’acteurs majeurs de la vie musicale du long règne de Louis XIV.

Robert De Visée (v. 1650-1665 – après 1732)
Marin Marais (1656-1728)
François Couperin (1668-1733)
Jean-Henry D’Anglebert (1629-1691)
Antoine Forqueray (père, 1672-1745)
Jean-Baptiste Antoine Forqueray (fils, 1699-1745

Au début de l’époque baroque, les compositeurs français de musique instrumentale soliste vont créer un langage qui inspirera bon nombre de compositeurs du reste de l’Europe. Au 17ème siècle, le luth trouve sa terre d’élection en France : si les premiers livres de pièces de luth contiennent avant tout des transcriptions d’œuvres vocales, les recueils plus tardifs proposent un répertoire totalement instrumental. Des luthistes virtuoses tels que Denis Gaultier vont considérablement développer le langage propre au luth : écriture polyphonique libre, ornements complexes et style brisé (l’arpège).

Peu à peu, la guitare se retrouve sur le devant de la scène (en témoignent les peintures de Watteau, où courtisans et bergers préfèrent la guitare au luth). Un musicien va susciter l’engouement de la cour pour cet instrument, certes moins noble, mais néanmoins plus simple sur le plan technique : il s’agit de Robert de Visée, compositeur, multi-instrumentiste et professeur de guitare du roy. Souvent requis pour instruire ou divertir quelquefois Monseigneur le Dauphin (le futur Louis XV), Robert de Visée se tient également au chevet du monarque, le soir, pour lui jouer de la guitare. L’œuvre que nous entendrons ici est la Suite en ré mineur : il s’agit d’une suite de danses où sont explorés les contrastes entre chacun des mouvements avec un principe unificateur, la tonalité unique. À cette époque, la danse domine la musique française. Pour le musicien, la connoissance de l’art de la danse est d’un grand secours pour mieux connoître le vray mouvement de chaque pièce et conserver le mouvement de la mesure. Robert de Visée prendra souvent part aux fastueuses soirées de Mme de Maintenon, où il aura pour partenaires notamment Couperin, Rebel et Forqueray.

Antoine Forqueray, gambiste hors pair, a composé de nombreuses pièces pour la viole. S’estimant seul capable de les interpréter, il s’opposa toute sa vie à leur publication. C’est son fils, Jean-Baptiste, lui aussi excellent gambiste, qui publiera les œuvres de son père pour viole de gambe ainsi que ces mêmes pièces transcrites pour le clavecin (où il s’attelle à conserver la tessiture grave propre à la viole). En ce temps-là, la plupart des œuvres sont en mouvement : lorsqu’un compositeur écrit une pièce, lui-même ou d’autres musiciens la transposent et l’adaptent à des types d’instrumentations différents. C’est au clavecin que seront interprétées La Portugaise, La Sylva, La Jupiter : des pièces caractérisées par une grande théâtralité et une formidable puissance sonore.

On peut dire que personne n’a surpassé Marais, un seul homme l’a égalé, le fameux Forqueray. En disant que l’un jouait comme un dieu et l’autre comme un diable, le monarque lui-même semble s’être amusé à orchestrer la rivalité opposant Marais à Forqueray. Marin Marais, compositeur et interprète extrêmement talentueux et prolifique, a porté l’art de la viole à un très haut degré de perfection. Entre 1686 et 1725, il publia cinq volumes de pièces de viole, dont est extraite Les Voix Humaines, œuvre d’une grande sensualité. Comme la plupart des compositeurs de son temps, Marais puisait son inspiration dans des sources littéraires, plus précisément théâtrales (Molière et Racine) et s’inspirait du langage de la tragédie lyrique dont Jean-Baptiste Lully est le plus illustre représentant (l’incontournable Monsieur de Lully, qui figure sur la plupart des dédicaces des œuvres entendues ce soir).

L’héritage musical de Gaultier survit dans la musique de clavecin. C’est en Jacques Champion de Chambonnières que l’école française de clavecin trouve son premier grand représentant : claveciniste à la cour de France, son influence est considérable, plus particulièrement sur Louis Couperin (oncle de François) et Jean-Henri d’Anglebert (qui reprend sa charge comme ordinaire de la Musique de la Chambre du roi pour le clavecin). En 1689, ce dernier publie ses Pièces de clavecin, unique ouvrage dans lequel il ajoute, aux suites de danses de sa composition, des transcriptions d’œuvres de Lully. En France, ce livre est le premier ouvrage imprimé qui comporte une table des ornements indiquant la manière de les exécuter. Nous découvrirons le Prélude en ré mineur et la Sarabande Grave.

Surnommé « le Grand » en raison de sa maîtrise exceptionnelle de l’orgue et maître incontesté du clavecin, François Couperin succède à Jean-Henri d’Anglebert comme ordinaire de la musique à la cour et occupe également la charge d’organiste à la Chapelle Royale. Connu de nos jours notamment pour ses bouleversantes Leçons de ténèbres, il a publié un traité de référence, L’art de toucher le clavecin, qui instruit l’interprète sur le beau Toucher du Clavecin et le goût qui convient à cet instrument. Ses pièces mutines, sensuelles, aux titres poétiques et malicieux, sont autant de petits portraits, paysages, rapprochant Couperin du fabuliste La Fontaine ou du peintre Watteau.

Au cours de cette royale soirée, Jean Rondeau et Thomas Dunford, deux alchimistes férus d’expérimentations, revisiteront le subtil et sublime baroque français de cette période riche en contrastes, où la musique est tout à la fois raffinée, flamboyante, théâtrale et poétique. Le Roi est mort ! Vive la musique !

Commentaire : Céline Hänni, Centre de culture ABC

Saison 2019/20
Concerts précédents

Dimanche

16 FÉV 2020

16 h 00 – 16 h 30
Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fonds

Avant-concert par des élèves
du Conservatoire de musique neuchâtelois

Entrée libre !

Programme communiqué samedi 15 février à l’issue du Cours public d’interprétation, sur notre page Actualité relayée par notre page Facebook

Trio Wanderer Vincent Coq, piano Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon Raphaël Pidoux, violoncelle & Pascal Moraguès, clarinette

17 h 00 – 19 h 00

Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fond

Trio Wanderer
Vincent Coq, piano
Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon
Raphaël Pidoux, violoncelle
& Pascal Moraguès, clarinette

Beethoven
Trio op. 11 pour clarinette, violoncelle et piano

Beethoven
« Trio des Esprits » pour violon, violoncelle et piano

Bartok
Contrastes, pour clarinette, violon et piano

Hindemith
Quatuor pour clarinette, violon, violoncelle et piano

Il y a 250 ans, en décembre 1770, naissait Ludwig van Beethoven. Sa musique allait toucher le coeur des humains. La postérité lui a donné une dimension universelle.

La première partie du concert rend hommage à la grandeur du musicien, de l’homme, non pas au sens égocentrique du terme, mais dans ce qu’il peut contenir d’universalité, d’humanité, de cœur, d’esprit et de paix.

Programme du week-end

Présentation du concert en musique (45”)

Vos billets et abonnements

Samedi

15 FÉV 2020

14h30 à 20h (accueil à 14h20)
Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fonds

Cours public d’interprétation par Pascal Moraguès aux élèves de clarinettes du Conservatoire de musique neuchâtelois-CMNE

Entrée libre !

Découvrez la liste des participants et des participantes en page 2 du programme du week-end.

En collaboration avec le Conservatoire de musique neuchâtelois.

jeudi

30 JAN 2020

18 h 15 – 18 h 45
Conservatoire de musique neuchâtelois, Salle Faller, La Chaux-de-Fonds

Avant-concert par des élèves du Collège musical de la Ville de La Chaux-de-Fonds

Jana Willi et Malika Naula, flûtes à bec, classe de Danièle Golan.

Entrée libre

 

Avec la collaboration de Miriam Lubin clavecin et Marion Bélisle violoncelle

Marin Marais (1656-1728) de la Suite en mi mineur pour pour deux dessus et continuo : Prélude lentement – Fantaisie – Gavotte – Rondeau – Sarabande en rondeau – Menuet – Caprice lentement – Passacaille

Jacques Martin Hotteterre le Romain (1674-1763) Sonate en trio pour flûtes à bec et basse continue op 3 n°4 en sol mineur : Gravement – Fugue gay – Grave – Gigue

Les Arts Florissants William Christie, direction musicale et clavecin Emmanuelle de Negri, soprano Thomas Dolié, baryton

19 h 30 – 21 h 30
Salle de musique / avenue Léopold-Robert 27, La Chaux-de-Fonds

Les Arts Florissants
William Christie, direction musicale et clavecin

Solistes :
Emmanuelle de Negri, soprano
Thomas Dolié, baryton

Instrumentistes des Arts Florissants :

Violons : Emmanuel Resche, Théotime Langlois de Swarte
Viole de gambe : Juliette Guignard
Flûte traversière : Serge Saitta
Théorbe : Clément Latour

Emmanuel Resche-Caserta joue sur un violon de Francesco Ruggeri prêté par la Fondation Jumpstart Jr (Amsterdam)

« Le Salon de la Duchesse »
sélection de Cantates séculaires

• Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
• Nicolas Bernier (1664-1734),
• Jean-Joseph Mouret (1682-1738)

Programme détaillé voir plus bas.

Les Arts Florissants redonnent vie à l’une des plus brillants salons du Grand Siècle, un Salon constitué d’artistes et d’intellectuels rassemblés par l’une des femmes les plus puissante de son temps, la Duchesse du Maine dans son Château de Sceaux. Voltaire, D’Alembert, Montesquieu ou Marivaux étaient tous des visiteurs réguliers, ainsi que des compositeurs bien connus de l’époque, comme Clérambault, Bernier et Mouret ; tous ont écrit de nombreuses œuvres qui lui étaient dédiées ou qui s’inspiraient d’elle. Et comme la Duchesse était insomniaque, les soirées étaient longues…

Vos billets en ligne ou via notre page Billetterie.

Le programme du concert

Le programme du concert

Nicolas Bernier (1664-1734)

Duo extrait de la Cantate « Europe et Jupiter »

(Cantates, Livre IV, 1739)

Jean-Joseph Mouret (1682-1738)

Premier concert, extraits :

Ouverture – Venissienne – Air – Rondeau – Sarabande – Tambourins I et II

(Concert de chambre pour les violons, flûtes, et hautbois (…), s.d.)

Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)

L’Amour piqué par une abeille

(Cantates, Livre I, 1710)

Jean-Joseph Mouret

Prens la pinte Claudeine

Du Dieu du vin quand tu chantes la gloire
Buvons Enyvrons nous tous deux

(III° Livre d’airs sérieux et à boire, 1727)

Nicolas Bernier

L’Amour vainqueur

(Cantates, Livre VI, s.d.)


Jean-Joseph Mouret

Premier concert, extraits :

Chaconne (coupure de mesure 89 à mesure. 124)

(Concert de chambre pour les violons, flûtes, et hautbois (…), s.d.)

Nicolas Bernier

Diane et Endimion
(
Cantates, Livre II, s.d.)

Sources :
Concert 1 – Les Arts Florissant
Concert 2 – Beethoven, opus 11 et 70 : notes rédigées par Richard Wigmore © 2004 / Bartok : Clédesol, cldesol.blogspot.com / Hindemith : francemusique.fr
Concert 3 – Céline Hänni, Centre de culture ABC
Concert 4– Schubert : espritsnomades.net / Webern : wikipedia et amazon
Concert 5 – Ravel : musicologie.org / Enesco : wikipedia / Ysaÿe : arion-music.com / Prokofiev : hypérion-records.co.uk

Abonnez-vous
à notre newsletter